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Note, Salon international du livre de Québec


Une note écrite un soir, épuisé d’une journée mémorable au Salon international du livre de Québec.
De loin, j’étais voyeur de leur bien-être. Et dans le brouhaha de la foule, je me suis rappelé un souvenir de petit gars. Lorsque c’était soir de cartes dans la cuisine, que des voisins et parents s’étaient agglutinés autour de la grande table familiale, même si l’heure de dormir était sonnée, je revenais parfois m’asseoir dans l’escalier, les surveillant sans être vu, baignant dans le magma de leurs voix emmêlées.


Mon expérience au SILQ


Ce que je ne dis pas dans cette chronique:
  1. J’ai beaucoup apprécié la compagnie des auteurs de la Peuplade pendant la fin de semaine. À certains moments, nous y étions presque tous présents. Parce que publier un livre à la Peuplade n’est pas qu’un privilège, sans doute, mais un engagement. Et ce n’est certainement pas étranger au fait que l’expérience soit aussi agréable…
  2. J’ai aimé parler avec du vrai monde de mon livre, de ce qu’il renferme de mystère. J’ai aimé tenter de vendre, de séduire. J’ai aimé toucher quelques lecteurs… Et être touché par certains d’entre eux. Ce n’est pas loin d’être parmi les plus beaux moments de ma vie!
  3. Il n’y a qu’au Salon du livre qu’on peut pisser près d’un monument, en toute connaissance de cause, sans se faire enguirlander par les autorités. Moi j’ai pissé à côté de Dany Laferrière. Qui dit mieux?
  4. Il devrait y avoir des Salons beaucoup plus souvent. J’ai déjà tellement hâte au prochain. Pour moi, ce sera celui du Saguenay – Lac-Saint-Jean… L’automne prochain! C’est si loin!

    Nos échoueries dans Infodimanche


    Le journal bas-laurentien Infodimanche publie un article pour annoncer la parution de Nos échoueries… Plusieurs personnes provenant du Bas-Saint-Laurent qui étaient de passage au Salon international du livre de Québec se sont aussi laissé tenter… Cette adhésion quasi instantanée de la part de cette région que j’apprécie particulièrement me fait vraiment chaud au coeur!


    Nos échoueries dans Voir Québec


    Mes collègues de Voir Québec m’ont préparé une belle surprise pour le Salon international du livre de Québec. Une brève publiée dans leurs pages où on parle de mon parcours de rédacteur, de Des champs de mandragores et de Nos échoueries. Chouette.
    Salut Québec, j’m'en viens chez vous!

    Comment on se transforme en crêpe


    Aujourd’hui, on m’a annoncé qu’une critique de Nos échoueries serait publiée dans un journal. On verra bien. En attendant, je me demande comment ce sera. De voir quelque chose que j’ai écrit être critiqué. Pour vrai.
    Jusqu’ici, ça ressemble à peu près à ça:
    1. J’ai eu environ 2 secondes d’extase.  Une véritable extase. Comme on en vit peu.
    2. Puis, je me suis «effoiré», comme on dit en bon français. Je me suis soudainement senti comme une crêpe sur laquelle on appliquerait une pression du plat de la spatule pour s’assurer qu’elle soit mince et qu’elle cuise bien. Qu’elle fasse de belles taches brunes.
    3. Alors, j’ai tenté de me ressaisir. Mais j’ai plutôt eu l’impression de m’effoirer de l’autre bord. Comme une crêpe qu’on revire pour la cuire égal.
    4. Après? Je ne sais pas encore. J’en suis là. À cuire de l’autre bord. 
    Est-ce que c’est parce que je suis fragile, ou perméable? Je ne crois pas. J’ai écrit un roman comme je voudrais en lire plus souvent. Avec une bonne dose de poésie. Un roman que j’ai lu et relu à voix haute, que je me suis mis en bouche, pour être satisfait de la façon dont ça sonne. Et je le suis, plutôt satisfait, aujourd’hui. Alors advienne que pourra.
    Surtout, je crois en la vertu de la critique. Se remettre en question, c’est sain. Ce qui me transforme en crêpe, ce n’est pas vraiment le fait qu’une critique, ça peut être négatif. En fait, je crois que c’est surtout parce que je ne sais pas. C’est qu’encore un peu plus, je découvre tout un pan de la création que je ne connaissais guère: la réception. J’ai toujours écrit pour être lu, c’est certain. Et pour plaire un peu, ça va de soi. Quoique, pas toujours. J’ai parfois voulu susciter d’autres émotions. Mais une telle réponse est rarement arrivée.
    C’est d’avancer à tâtons qui me transforme en crêpe, je crois. Voilà, c’est ça. Je me sens un peu dépassé. Par les entrevues. Par les attentes. Parce que je sais de plus en plus que je ne sais pas.
    Il y a tout un monde entre la publication d’un recueil de poésie la mise au monde d’un roman. Je commence à peine à en évaluer toute l’ampleur.
    Remarquez, j’ai beau être bouleversé par ces émotions que je ne connaissais pas, j’aime ce qui arrive.
    J’aime ce qui arrive. Ça sent bon.

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