Archives de Catégorie: éditions trois-pistoles

À bas les masques


Je reçois ce matin une lettre d’opinion de Victor-Lévy Beaulieu qui prend position contre les agissements des corps de police dans le dossier de la crise étudiante, ainsi que contre le projet de loi du maire Gérald Tremblay pour interdire le port du masque pendant une manifestation sur le territoire de Montréal.

LE FASCISME AU BOUT DE LA MATRAQUE
PAR VICTOR-LÉVY BEAULIEU

«Depuis que les étudiants sont en grève, le pouvoir politique, les autorités policières et les « généraux » des escouades anti-émeute n’ont pas cessé de nous dire quel travail admirable policiers et escouades anti-émeute accomplissent « avec discipline, discernement et sans user de force excessive » », selon les mots mêmes du directeur de la Sûreté du Québec. Sauf quelques exceptions, les journalistes, commentateurs et chroniqueurs se sont rangés du côté de ce qu’ils ont appelé la nécessité de faire respecter la loi et l’ordre quand on vit en démocratie.

On a déjà oublié comment la violence a commencé : par des bidons d’essence soi-disant trouvés par la police devant les maisons de certains ministres, de faux cocktails Molotov lancés à l’intérieur des bureaux du gouvernement et des tas de briques jetés sur les rails du métro de Montréal. Les autorités policières et le pouvoir politique ont immédiatement associé les étudiants à ces actions « terroristes » et promis d’arrêter promptement les coupables de ces actions. Ce qui devrait nous sembler curieux, c’est que les autorités policières sont restés depuis absolument silencieuses là-dessus et, à ma connaissance, aucun journaliste ne s’est inquiété de la chose.

Mais l’effet de ces actions « terroristes » se sont rapidement répandus dans la population, particulièrement auprès des personnes plus ou moins âgées dont les sondages faits auprès d’elles révèlent ceci : les soins de santé et la sécurité à tout prix sont leurs priorités. Dans les foyers et les centres d’accueil qu’ils habitent, les gens préfèrent vivre comme des prisonniers (portes extérieures et intérieures fermées à clés 24 heures par jour, couvre-feu et gardien de sécurité en permanence), de sorte que leur univers est celui d’un camp concentrationnaire. La moindre violence dont ils entendent parler les remplit de terreur.

Aussi faut-il poser la question : les premiers actes de violence commis devant les maisons des ministres, leurs bureaux et dans le métro, de qui sont-ils l’œuvre? Des étudiants, des casseurs ou de la police elle-même? Ça ne serait pas la première fois qu’elle se livrerait ainsi à la provocation dans les conflits syndicaux!

Des dirigeants de la Sûreté du Québec et des escouades anti-émeute ont avoué devant les caméras de télévision que plusieurs de leurs agents avaient infiltré le milieu étudiant, aussi bien dans leurs assemblées que dans leurs manifestations. Posons donc une deuxième question : la première pierre lancée dans une vitrine de magasin l’a été par qui? Il est tout de même curieux qu’avec tous les moyens dont elles disposent, les forces policières n’aient pu remonter à ce premier casseur.

Il est aussi curieux que la Sûreté du Québec et les escouades anti-émeute, qui fichent depuis des années les membres des groupes radicaux, les ont d’abord laissé agir en toute impunité. Doit-on comprendre qu’elles se sont servi d’eux pour mieux avoir recours à une force excessive dans le but d’apeurer aussi bien les manifestants qu’une population qui mange mou et pense mou?

Tandis qu’on nous montrait à la télévision ces terribles images de policiers matraquant sans discernement des étudiants qui ne faisaient que crier des slogans, le directeur de la Sûreté du Québec déclarait que ses policiers et ses escouades anti-émeute « ne faisaient pas un usage excessif de la violence ». Sagement réfugié au quartier-général de ses troupes, ce n’était évidemment pas lui qu’on matraquait!

En regardant ces images et en entendant le directeur de la Sûreté du Québec, je me suis souvenu de ce jour où Maurice « Mom » Boucher a été arrêté. Ce criminel, responsable de plusieurs meurtres (dont ceux d’enfants et de gardiens de prison), est sorti de chez lui, escorté gentiment par des policiers dont certains lui ont même demandé des autographes! Et quand Maurice « Mom » Boucher est monté dans l’auto patrouille, un policier lui a délicatement mis la main sur la tête pour qu’il ne heurte pas le cadre de la portière! Qu’est-il advenu de ces policiers qui ont transgressé le code de la déontologie policière? Je ne crois pas qu’on en ait beaucoup parlé par la suite.

À mon avis, cela est fort éclairant sur notre système policier : quand nos escouades ont affaire à des bandits armés que rien n’arrête, surtout pas l’assassinat, ça file plutôt doux dans les quartiers-généraux de nos casernes! Mais quand on a devant soi de simples étudiants, on peut les gazer, leur lancer à bout portant des grenades assourdissantes, leur tirer au hasard des balles de caoutchouc, les poivrer à trois pieds de distance et les matraquer férocement comme s’ils étaient les pires gangsters qui soient!

À quoi cela tient-il? Pourquoi certains policiers acceptent-ils de faire partie d’une escouade anti-émeute? Comment les choisit-on? Quelle formation leur donne-t-on?

Quand je suis allé vérifier la chose sur le site web de la Sûreté du Québec, une surprise m’attendait : était hors d’usage l’onglet « Pelotons d’intervention », qui est la façon élégante que la SQ a de nommer ses escouades anti-émeute. Le lendemain de la manifestation de Victoriaville, une autre surprise m’attendait : non seulement l’onglet « Pelotons d’intervention » était-il hors d’usage, mais il avait complètement disparu de l’écran radar de la SQ.

Dans une communication faite à l’Université de Montréal sur le Troisième sommet des Amériques (avril 2001), Jean-Pierre Poirier de la Sûreté du Québec nous révèle que l’objectif ultime que l’on vise dans la formation des policiers qui feront partie des escouades anti-émeute est L’EFFICACITÉ (l’emploi des majuscules est de lui). Au fond, peu importe comment on s’y prend, c’est l’efficacité qui prime.

En 2004, le Code criminel du Canada a été réformé, notamment pour encadrer cette fameuse efficacité, autant chez les policiers que chez toute personne ayant autorité dans notre société :

« Il incombe à quiconque dirige l’accomplissement d’un travail ou l’exécution d’une tâche ou est habilité à le faire de prendre les mesures voulues pour éviter qu’il n’en résulte de blessures corporelles pour autrui. »

Malgré les recherches que j’ai entreprises, aucun policier ni aucun membre des escouades anti-émeute n’ont été poursuivis au nom de l’article 217.1 du Code criminel. Est-ce à dire qu’ils n’ont jamais rien à se reprocher? Que pas un seul parmi eux n’abuse du pouvoir qu’il a? Ce sont de bons pères de famille comme nous tous, a déclaré un représentant de la Sûreté du Québec après la manifestation de Victoriaville. De bons pères de famille sans doute, mais pourquoi deviennent-ils membres des escouades anti-émeute? Une première réponse : la paie qui est substantiellement plus élevée que ce qu’ils toucheraient s’ils étaient de simples policiers, et les alléchants bénéfices marginaux qui vont avec. Demandez à ces policiers qui sont leurs héros.

Gandhi? Le Dalaï-lama? Ça serait plutôt Rambo, Terminator, Captain America ou Man of Steel. Psychologiquement, leur entraînement de soldat, nous dit encore Jean-Yves Major, leur apprend « le pur respect des ordres et de la ligne de commandement ». Autrement dit, le policier d’une escouade anti-émeute ne doit pas penser : ça réfléchit mal quand on est costumé et armé comme le sont Terminator et Man of Steel. On aura beau avoir reçu la meilleure des formations, il n’en demeure pas moins que personne ne peut être soldat s’il n’a pas en lui, sous le vernis de son éducation, une violence certaine. Les soldats américains en Irak et en Afghanistan en ont fait la preuve absolue.

Depuis le début de la grève étudiante, les escouades anti-émeute l’ont aussi démontré : faire gicler du poivre de Cayenne en plein visage d’un manifestant qui se tient à quatre pieds de vous vous rend imputable selon l’article 217.1 du Code criminel; être au volant d’une auto patrouille et foncer à toute allure sur un groupe de manifestants (comme cela a été le cas à Victoriaville) vous rend imputable selon l’article 217.1 du Code criminel; lancer à ce point des gaz irritants sur des manifestants qu’on a failli (toujours à Victoriaville) évacuer l’hôtel où se tenait le congrès du Parti libéral, est imputable selon l’article 217.1 du Code criminel; utiliser des bombes assourdissantes et des balles de plastique (jugées trop dangereuses par les Américains, ce qui est tout dire), est imputable aussi selon l’article 217.1 du Code criminel.

Pourtant, à la conférence de presse donnée par la Sûreté du Québec le 15 mai dernier, aucun journaliste n’a fait état de l’article 217.1 du Code criminel. Quant à la Sûreté du Québec, elle a affirmé que les citoyens qui se croyaient lésés par les interventions des escouades anti-émeute pouvaient porter plainte dans le cadre du Code de déontologie policière.  Évidemment, le porte-parole de la SQ a oublié de mentionner le décret 357-2012 du gouvernement du Québec du 4 avril dernier (autre hasard?) qui rend les procédures des plaintes présentées si compliquées et si bureaucratiques qu’il faut être vraiment naïf pour croire qu’un citoyen peut en bout de ligne avoir gain de cause, et d’autant plus que les policiers y sont en même temps juges et parties.

Depuis le début de la grève étudiante (qui est légale, rappelons-le), les média radiophoniques et télévisuels ont fait appel abusivement à tous ces prétendus experts issus des corps policiers qui n’ont cessé de faire l’éloge des escouades anti-émeute. Tous ces prétendus experts ont admis que les organisations étudiantes étaient infiltrées par des espions, qu’on les trouvait aussi au cœur des manifestations, que la majorité des membres des groupes radicaux étaient fichés depuis longtemps. Pourquoi alors les a-t-on laissé agir? Par stratégie? Pour que les manifestations étudiantes déraillent et qu’on puisse faire avaliser par cette grande partie de la population qui mange mou et pense mou toutes les actions de la police et des escouades anti-émeute?

Les sondages nous disent que cette stratégie a été fort efficace. Le dangereux sénateur Boisvenue voudrait qu’Ottawa punisse de dix ans de prison toute personne portant un masque dans une manifestation! L’hystérique maire de Montréal présentera vendredi prochain un « règlement anti masque » qui va interdire à tout manifestant d’avoir le visage couvert, par un masque, une cagoule ou… un simple foulard! L’hystérique maire de Montréal semble encore ignorer que les étudiants se sont mis à porter masques, cagoules et foulards pour assurer leur sécurité face à des escouades anti-émeute qui les poivraient et les gazaient de façon éhontée.

Souvenons-nous qu’au milieu des années 1960, cet autre maire hystérique que fut Jean Drapeau avait fait adopter un règlement anti-manifestations, règlement qui fut jugé anticonstitutionnel, et ne put donc être appliqué. Celui que propose l’hystérique maire de Montréal ne contrevient-il pas à nos chartes des droits et libertés et, bien loin de protéger les citoyens pacifiques, ne donne-t-il pas encore plus de pouvoir arbitraire à un système policier qui en a pourtant déjà trop?

Si ce règlement absurde devait être adopté, je m’engage, au nom de la liberté qui est le gage de la démocratie, à faire tout ce que je pourrai pour mettre en échec une telle initiative, y compris le recours aux tribunaux. J’invite donc toutes celles et tous ceux qui craignent pour l’avenir de notre démocratie à manifester activement leur désaccord. Devant l’injustice, l’iniquité et l’abus du pouvoir, on n’a pas le droit de rester les bras croisés. L’injustice, l’iniquité et l’abus du pouvoir sont les portes qui nous mènent tout droit au fascisme.»

Victor-Lévy Beaulieu


Victor-Lévy Beaulieu présente Vers-hurlements et barreaux de lit


Je viens de recevoir au bureau, en service de presse, mon propre recueil de poésie, Vers-hurlements et barreaux de lit. Et je suis très ému en lisant le communiqué de presse pondu par Victor-Lévy Beaulieu. Que je transcris ici, pour le partage, et pour la mémoire.

Il avait mal mais il a guéri
«C’est peut-être lui qui va nous faire un pays…»
Victor-Lévy Beaulieu, directeur des Éditions Trois-Pistoles, est heureux d’annoncer la parution de Vers-hurlements et barreaux de lit, poésie de Jean-François Caron qui surnomme son fils Mon-petit-lion-du-Nord, cette souffrance du fils-enfant malade, cette inquiétude face à l’opération, inévitable, cette guérison. «C’est peut-être lui qui va nous faire un pays…», pense tout haut l’auteur de Vers-hurlements et barreaux de lit.
Jean-François Caron a ses racines dans la glaise du Kamouraska autant que dans l’humus et les pessières du lac Témiscouata. Il a migré vers le Nord, sur les bords de la rivière Saguenay, dans un vieux quartier de Chicoutimi. Son fils y est né. Son Petit-lion-du-Nord. Il a écrit Vers-hurlements et barreaux de lit après la maladie de son fils-enfant, une poésie touchante et à la fois engagée, l’enfant né imparfait n’étant pas si loin du pays absent, du pays jamais mis au monde. Le fils-enfant opéré à coeur ouvert un jour, secouant en tempête les barreaux de sa couchette le lendemain, le Petit-lion-du-Nord montrant l’exemple: se relever, toujours, et faire en sorte que tombent les barreaux qui nous retiennent de faire bourrasque enfin, de faire pays enfin.
Vers-hurlements et barreaux de lit de Jean-François Caron porte le numéro isbn 978-2-89583-225-6 et est disponible dès maintenant partout en librairie au prix de 18,95$.
- 30 -
Information: Éditions Trois-Pistoles, (418) 851-8888, vlb2000@bellnet.ca

Dans un salon près de chez vous


Ça y est, c’est parti. L’effervescence, le stress… Ça sent le salon du livre.
On pourra donc se rencontrer au Salon du livre du Saguenay – Lac-Saint-Jean (du 30 septembre au 3 octobre), au Salon du livre de la Péninsule acadienne (du 7 au 10 octobre), au salon du livre de Rimouski (du 4 au 7 novembre), et au Salon du livre de Montréal (du 18 au 21 novembre).
Je n’ai pas encore mes horaires de présence pour chacun de ces salons, mais déjà, voici mon horaire pour le Salon du livre du Saguenay – Lac-Saint-Jean:
Je serai présent au stand des éditions Trois-Pistoles (#30) pour présenter mon petit dernier, le recueil de poésie Vers-hurlements et barreaux de lit:
  • jeudi, le 30 septembre, de 15h à 17h;
  • vendredi, le 1er octobre, de 13h à 15h et de 20h30 à 21h30;
  • samedi, le 2 octobre, de 10h à midi, de 14h à 15h et de 19h à 20h;
  • dimanche, le 3 octobre, de midi à 14h.
Je serai aussi (évidemment!) présent au stand de La Peuplade (#22) avec sous le bras mon petit préféré, le roman Nos échoueries. Vous m’y trouverez assurément à ces heures:
  • vendredi, le 1er octobre, de 11h à 13h;
  • samedi, le 2 octobre, de 15h45 à 17h, puis de 20h à 21h30; 
  • dimanche, le 3 octobre, de 14h à 17h.
Il est toutefois bien possible que vous m’y trouviez dans mes temps libres. C’est une belle famille, La Peuplade. On en demande toujours plus… 
Autres activités
Aussi, vous me verrez en entrevue publique le vendredi à 10h30 pour Les coups de coeur du Salon du livre. J’aurai aussi la chance d’animer une table ronde intitulée Le livre électronique: la littérature délivrée?, où croiseront le verbe Stanley Péan, Hervé Foulon ainsi que Simon-Philippe Turcot. Enfin, il va de soi que je serai présent pour l’apéro des auteurs – le jeudi de 17h à 19h – ainsi qu’à la remise des prix littéraires, tout de suite après, où je saluerai très respectueusement mes collègues auteurs qui ont su séduire le jury du Salon du livre, dont Guy Lalancette (La conscience d’Eliah, VLB, dans la catégorie Roman) et Pierre Demers (La bénédiction des ski-doos, Éditions Trois-Pistoles, dans la catégorie Poésie).
Toute une semaine! Je n’ai pas l’impression que mon nouveau projet de roman avancera pendant ce temps…

La couverture de Vers-hurlements et barreaux de lit


Un appel est venu changer le cours de ma journée hier. C’était Victor Lévy Beaulieu qui voulait prendre le pouls de ce qui se passait avec mon recueil de poésie, Vers-hurlements et barreaux de lit, qui sera publié aux éditions Trois-Pistoles en septembre prochain.
Je lui avais demandé récemment, par l’entremise d’une missive, s’il était possible de penser à une collaboration avec un artiste pour illustrer la couverture. Il m’a donné le feu vert. J’ai donc approché une artiste dont j’apprécie particulièrement le travail, qui a lu mon manuscrit et qui semble intéressée par le projet…
Mon recueil pourrait donc avoir une couverture. Je suis tout frétillant à cette idée… Je tais son nom en attendant que ça se concrétise, mais je suis très enthousiaste face l’éventualité de cette collaboration.

Un recueil aux éditions Trois-Pistoles


J’ai eu une drôle de surprise dimanche matin. Debout dans le cadre de porte, on venait d’arriver… Le manteau sur le dos, les enfants qui courent et qui crient alors que Soupir, ma chienne surexcitée, demandait toute l’attention du monde.
C’était le bon moment pour que le téléphone se mette à sonner. Au bout du fil… Victor Lévy Beaulieu, s’excusant de me déranger par un dimanche matin. Il voulait me dire qu’un manuscrit que je lui avais envoyé il y a quelques mois méritait d’être publié. Que si je le voulais bien, il m’envoyait un contrat d’édition et quelques suggestions de corrections.
Je ne savais pas que VLB avait une si belle voix.
Si je le voulais bien. Évidemment que je le voulais.
C’est un manuscrit qu’une autre maison d’édition avait mis de côté pour toutes sortes de raisons pratiques. Je l’ai alors laissé dormir quelques semaines, puis retravaillé, retravaillé encore. Il y avait là quelque chose, sans doute. Mais il fallait plus. Puis, un soir que je venais de le relire, y apportant encore quelques corrections, j’ai eu quelque chose comme une révélation. Si cet objet venait à naître, avec tout ce que j’y avais ajouté, il fallait qu’il soit enfanté par les éditions Trois-Pistoles, de Victor-Lévy Beaulieu. J’ai su que j’aurais beau frappé à toutes les portes, si celle-là ne s’ouvrait pas, aucune ne le ferait.
Aussitôt pensé, aussitôt fait. J’ai préparé mon envoi dans la nuit, biographie, lettre de motivation, tout le tralala, et j’ai cacheté le tout avant de me coucher. Le lendemain matin, après être allé porter le plus jeune à la garderie, je suis allé illico porter le colis. Si ça ne partait pas immédiatement, ça ne partirait sans doute jamais. C’était en mai dernier. J’ai patienté jusqu’à me dire que je n’aurais jamais de nouvelles, puis il y a eu cet incendie pour sceller l’espoir. L’idée avait fait son temps. Mais voilà, il semble que je ne m’étais pas trompé.
En plus de mon roman qui sera publié à la fin de mars à La Peuplade (Une porte au bord du monde) j’aurai donc aussi un recueil de poésie publié en septembre prochain aux éditions Trois-Pistoles, en pleine rentrée littéraire (jusqu’ici intitulé Vers-hurlements et barreaux de lit, mais le titre est à confirmer). C’est un recueil qui fait le parallèle entre la façon dont j’ai vécu l’opération de mon plus jeune et mes préoccupations sociales et nationales, écorchant au passage le nouvel eugénisme de nos sociétés occidentales… Quelque chose de très personnel, mais à la fois très engagé.
D’ici là, beaucoup de boulot. Les dernières retouches au roman, dont les dernières suggestions de mon éditeur devraient me parvenir bientôt, et les corrections à apporter au recueil. Et reprendre l’écriture, sérieusement. Parce que j’en ai envie.


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 1 253 followers