Archives Mensuelles: septembre 2010

Victor-Lévy Beaulieu présente Vers-hurlements et barreaux de lit


Je viens de recevoir au bureau, en service de presse, mon propre recueil de poésie, Vers-hurlements et barreaux de lit. Et je suis très ému en lisant le communiqué de presse pondu par Victor-Lévy Beaulieu. Que je transcris ici, pour le partage, et pour la mémoire.

Il avait mal mais il a guéri
«C’est peut-être lui qui va nous faire un pays…»
Victor-Lévy Beaulieu, directeur des Éditions Trois-Pistoles, est heureux d’annoncer la parution de Vers-hurlements et barreaux de lit, poésie de Jean-François Caron qui surnomme son fils Mon-petit-lion-du-Nord, cette souffrance du fils-enfant malade, cette inquiétude face à l’opération, inévitable, cette guérison. «C’est peut-être lui qui va nous faire un pays…», pense tout haut l’auteur de Vers-hurlements et barreaux de lit.
Jean-François Caron a ses racines dans la glaise du Kamouraska autant que dans l’humus et les pessières du lac Témiscouata. Il a migré vers le Nord, sur les bords de la rivière Saguenay, dans un vieux quartier de Chicoutimi. Son fils y est né. Son Petit-lion-du-Nord. Il a écrit Vers-hurlements et barreaux de lit après la maladie de son fils-enfant, une poésie touchante et à la fois engagée, l’enfant né imparfait n’étant pas si loin du pays absent, du pays jamais mis au monde. Le fils-enfant opéré à coeur ouvert un jour, secouant en tempête les barreaux de sa couchette le lendemain, le Petit-lion-du-Nord montrant l’exemple: se relever, toujours, et faire en sorte que tombent les barreaux qui nous retiennent de faire bourrasque enfin, de faire pays enfin.
Vers-hurlements et barreaux de lit de Jean-François Caron porte le numéro isbn 978-2-89583-225-6 et est disponible dès maintenant partout en librairie au prix de 18,95$.
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Information: Éditions Trois-Pistoles, (418) 851-8888, vlb2000@bellnet.ca

VH&BL à Lézarts, sur Vox


Jeudi dernier, pendant mon lancement, était diffusée l’émission Lézarts Saguenay, animée par Catherine Doucet. Une belle entrevue – et du temps! c’est rare qu’on a autant de temps télévisuel pour un recueil de poésie! – et la lecture d’un court extrait que vous pouvez visionner en suivant ce lien. Il faut choisir l’émission intitulée LEZARTS (en majuscules).

Un simple lecteur


Parce que déjà la rumeur sourd. Parce que plusieurs ont déjà été témoins des faits. Et parce que j’ai envie de vous l’annoncer moi-même. Je publie ici en avance ma chronique qui sera diffusée sur le site
http://www.voir.ca/
 mercredi, et dans le journal Voir Saguenay/Alma jeudi.
Un simple lecteur
J’ai tellement écrit.
Je me souviens de mon premier article dans ces pages. C’était une critique des Brumes de Cuba, recueil que publiait Pierre Demers en septembre 2005. Avec le temps, avec l’effort, on ne se souvient plus de tous les textes. Ni de tous les sujets. Mais le premier ne s’oublie pas.
Déjà à cette époque, on commençait à s’interroger sur l’avenir de l’île sous embargo. J’écrivais: «Et il y a cette question qui fait écho dans le brouillard: qu’adviendra-t-il après Fidel, de cette île et de son peuple, lorsqu’un vent de la mer viendra chasser la brume de Cuba?» La semaine dernière, on annonçait de grandes réformes sur le joyau communiste aujourd’hui dirigé par Raúl, frère du père de la Révolution. Les régimes changent ou évoluent. Les chefs se suivent et ne se ressemblent pas.
Je me souviens, plus tard. De la fébrilité que j’ai vécue en écrivant la première de mes chroniques. Du grand chantier que cela représentait pour moi. La montagne de tout ce qu’il y avait à creuser. De tout ce qu’il y avait à dire. Je me tenais debout devant tout ça avec ma petite pelle, comme un enfant à la fois enthousiaste et effrayé pourrait s’attaquer aux dunes d’un désert. J’en ai pelleté, de la poussière – et toutes sortes de choses. On n’en viendra jamais à bout. Il y aura toujours quelque chose à dire.
Surtout, j’ai eu envie tout ce temps de mettre du beau dans votre vie. J’ai pensé à vous. À tous les jours.
Parler de culture, oui. Mais chercher à le faire bien, surtout. J’ai parfois réussi. Pas toujours. Mais je le désirais. De tout mon cœur. Chaque semaine depuis ce temps. Mettre du beau dans votre vie.
Pendant cinq ans, l’écriture a pris toute ma vie en otage. Je devais avoir le syndrome de Stockholm parce que je l’ai aimée, plus que tout, cette écriture. Celle qui m’astreignait à la rigueur, à la régularité. Celle qui contrôlait toute mon existence.
On se lasserait des plus belles maîtresses. Parfois, des amoureux se séparent avant de trop se détester. C’est comme ça que les souvenirs demeurent.
Voilà, c’est dit. Je me retire.
Il me manquera, lors des prochains spectacles auxquels j’assisterai, de tout noter pour vous en parler. Me manquera d’être celui qui critique, qui encourage, qui invite, qui réfléchit. Et qui partage.
Il y a quelques jours, à la salle Marguerite-Tellier, j’ai assisté à une prestation – remarquable – de Jonathan Boies, qui opère ce fructueux mariage entre la poésie et le gumboot. C’est à ce moment seulement que j’ai compris le vide qu’il y aurait dorénavant dans ma vie.
Car vous avez toujours été avec moi: lorsque je lisais un livre, lorsque j’explorais une galerie d’art, lorsque je regardais un film ou assistais à un spectacle, de danse, de musique, de théâtre. Lorsque je maugréais contre nos décideurs, aussi. Vous étiez là.
Je serai seul, dorénavant. Et vous me manquerez.
Cette chronique est certainement la plus difficile que j’aurai eue à écrire en cinq années de labeur rédactionnel. Il m’aura fallu plusieurs jours. Des dizaines de ratures, des brouillons chiffonnés, puis rejetés. Et, oserai-je l’avouer, quelques larmes ravalées. Pas de tristesse, non. Mais de ces sanglots qui accompagnent les étapes les plus importantes d’une vie.
On ne quitte pas ceux qu’on aime sans être bouleversé. Même si on sait que c’est pour une belle aventure. Le bonheur exige sa dîme. Elle se paie en larmes.
J’ai pris la décision de me lancer dans une aventure imprévue – et imprévisible. Comme ça, par instinct, par goût du défi. C’est un amour latent qui soudainement se sera révélé avec force: celui que j’entretiens pour le théâtre. Voilà, c’est officiel: j’irai me joindre à l’équipe de La Rubrique. Où j’aurai de nouvelles fonctions. De celles qui me permettront de m’effacer un peu. Parce que, quoi qu’on en pense, je n’ai pas toujours quelque chose à dire. Pas souvent, même.
Ainsi, je ne serai plus un reflet de la culture. J’en serai partie prenante. Pas seulement comme auteur, mais comme artisan. Et je pourrai recommencer à la découvrir par goût. Ce sera par un mouvement des tripes plutôt que par devoir.
Lorsque j’écrirai à l’avenir, ce ne sera plus une obligation. Ni une habitude. Ce sera seulement un élan irrépressible. Une urgence.
Au moment de retirer enfin mon couvre-chef, je voudrais en profiter pour saluer toute l’équipe de Voir. On ne quitte jamais vraiment une si belle famille. Voir est plus qu’un journal. C’est un mode de vie, une école incomparable. Une institution vivante et résolument tournée vers la culture et son avenir.
Ça me met tout à l’envers. Et en même temps, ça me rassure. La prochaine fois que je prendrai un exemplaire de Voir dans un présentoir, ce sera comme simple lecteur. Comme vous. C’est dire qu’au fond, je vous rejoins enfin.
Il n’y a pas de bonne façon de dire adieu. Bien sûr, je continuerai d’écrire. Mais ailleurs. Et autrement. Alors ce n’est peut-être qu’un au revoir.

Un autre cèdre mort


Les oiseaux se battent. Le silence est pesant. Mon corps aussi. Comme celui de la chienne qui s’étire à mes pieds.
Le parfum froid du fond de mon café irrite le matin. Un matin comme ça. De café froid, de corps de chienne, de poids de silence et d’oiseaux battus.
J’ai envie de pleurer devant un autre cèdre mort.

Vers-hurlements et barreaux de lit: c’est parti


Déjà trois entrevues faites. Il y a eu LézArts, la version revampée de Boulevard, il y a quelques semaines – une entrevue avec Catherine Doucet. Elle sera diffusée demain soir (21h30) sur Vox, soit justement pendant la soirée qui suivra le lancement de mon recueil. Aussi, ce matin, c’est avec Mélanie Patry (Radio-Canada) que je m’entretenais. Le topo sera diffusé demain matin pendant Café Boulot Dodo, sur les ondes régionales de la Première Chaîne. Enfin, au courant de l’après-midi, c’est une journaliste du Réveil, Elizabeth Dupont,  qui m’a contacté pour discuter de Vers-hurlements et barreaux de lit.
Ce qu’il y a, c’est que je suis toujours maladroit en entrevue. Je veux dire, quand c’est pas moi qui pose les questions. C’est plus facile de vendre le travail des autres que de vendre le mien. C’est correct. Mais c’est une drôle d’émotion.
Mais c’est encore pire avec VH&BL. Parce qu’il y a un court-circuit entre la façon dont j’ai réfléchi (l’idée d’un témoignage poétique, le rapport au nationalisme et à l’eugénisme, tout ça) et l’émotion brute qui le traverse (cette impuissance d’un père penché sur le corps de son fils). Ce sont deux axes tellement éloignés que je peine à les remembrer dans un même discours. Alors évidemment, je m’enfarge, m’emberlificote moi-même.
Mais ça se pose, tranquillement. Peut-être que je saurai un peu plus quoi en dire demain soir lors du lancement
On verra. Il me semble qu’il peut tellement se passer de choses d’ici là. C’est bientôt, et en même temps, c’est si loin.

Dans un salon près de chez vous


Ça y est, c’est parti. L’effervescence, le stress… Ça sent le salon du livre.
On pourra donc se rencontrer au Salon du livre du Saguenay – Lac-Saint-Jean (du 30 septembre au 3 octobre), au Salon du livre de la Péninsule acadienne (du 7 au 10 octobre), au salon du livre de Rimouski (du 4 au 7 novembre), et au Salon du livre de Montréal (du 18 au 21 novembre).
Je n’ai pas encore mes horaires de présence pour chacun de ces salons, mais déjà, voici mon horaire pour le Salon du livre du Saguenay – Lac-Saint-Jean:
Je serai présent au stand des éditions Trois-Pistoles (#30) pour présenter mon petit dernier, le recueil de poésie Vers-hurlements et barreaux de lit:
  • jeudi, le 30 septembre, de 15h à 17h;
  • vendredi, le 1er octobre, de 13h à 15h et de 20h30 à 21h30;
  • samedi, le 2 octobre, de 10h à midi, de 14h à 15h et de 19h à 20h;
  • dimanche, le 3 octobre, de midi à 14h.
Je serai aussi (évidemment!) présent au stand de La Peuplade (#22) avec sous le bras mon petit préféré, le roman Nos échoueries. Vous m’y trouverez assurément à ces heures:
  • vendredi, le 1er octobre, de 11h à 13h;
  • samedi, le 2 octobre, de 15h45 à 17h, puis de 20h à 21h30; 
  • dimanche, le 3 octobre, de 14h à 17h.
Il est toutefois bien possible que vous m’y trouviez dans mes temps libres. C’est une belle famille, La Peuplade. On en demande toujours plus… 
Autres activités
Aussi, vous me verrez en entrevue publique le vendredi à 10h30 pour Les coups de coeur du Salon du livre. J’aurai aussi la chance d’animer une table ronde intitulée Le livre électronique: la littérature délivrée?, où croiseront le verbe Stanley Péan, Hervé Foulon ainsi que Simon-Philippe Turcot. Enfin, il va de soi que je serai présent pour l’apéro des auteurs – le jeudi de 17h à 19h – ainsi qu’à la remise des prix littéraires, tout de suite après, où je saluerai très respectueusement mes collègues auteurs qui ont su séduire le jury du Salon du livre, dont Guy Lalancette (La conscience d’Eliah, VLB, dans la catégorie Roman) et Pierre Demers (La bénédiction des ski-doos, Éditions Trois-Pistoles, dans la catégorie Poésie).
Toute une semaine! Je n’ai pas l’impression que mon nouveau projet de roman avancera pendant ce temps…

Le secret de la maison


Je viens d’apprendre une terrible nouvelle. De celles qui changent à tout jamais la perception que l’on a des choses.

Au centre de mon univers, il y a une maison. Pas celle dont je termine à peine la construction. Ni même celle que j’ai perdue suite à un incendie causé par la foudre – que j’aimais pourtant beaucoup.
La maison qui, vraiment, m’occupe l’esprit, c’est celle de l’enfance. Celle qui hante mes rêves depuis des années. Celle qui a en partie inspiré la maison de Nos échoueries
Il y avait une cuisine d’été annexée à cette maison. Assise sur un carré de béton inaccessible – ni par la cave basse, ni de l’extérieur. Alors dans ma tête de petit gars, c’était plein de toutes sortes de trésors, évidemment. Et plus tard, ça a caché des cadavres, et toutes sortes de choses effrayantes…
Eh bien, l’actuel propriétaire de la maison aurait, semble-t-il – j’ai un espion au village – créé une brèche dans le mur pour atteindre le sous-sol hermétique de la cuisine d’été. Il y a trouvé quelque chose… Mais rien de bien romantique.
De vieilles chaises brisées. Pas grand chose de plus.
Terrible nouvelle. Il n’y avait ni trésor, ni squelette. J’ai le coeur fendu.

Lancement de VH&BL, et hommage à la fondation En Coeur


Voilà, c’est cette semaine qu’aura lieu le lancement de mon troisième livre, Vers-hurlements et barreaux de lit (poésie, couverture de Cindy Dumais) paru aux éditions Trois-Pistoles. Une plaquette bien imparfaite, mais prête à être partagée. Il aura fallu me coltailler pas mal avec mes émotions pour arriver à le montrer au monde. Mais maintenant, c’est fait. J’assumerai l’émotion. Je ne serai jamais plus prêt que maintenant, j’imagine.
Ceux qui voudraient venir me serrer la pince pourront le faire le 23 septembre, dès 19h30, au Café-Théâtre Côté-Cour, et profiteront d’un prix spécial de lancement, alors que le livre sera vendu exceptionnellement 15$. C’est avec grand plaisir que je vous y accueillerai.
Des représentants de la Peuplade seront aussi présents sur place pour vous offrir mes deux précédents livres, Nos échoueries (roman, couverture de Simon-Pier Lemelin) et Des champs de mandragore (poésie, couverture de Julien Boily).
Les documents officiels diffusés pour le lancement de Vers-hurlements et barreaux de lit:

Communiqué
Pour diffusion immédiate
            «Un enfant sur cent naît avec une malformation
ou une maladie cardiaque.»
Fondation En Coeur
 

Objet : Lancement d’un livre de Jean-François Caron aux éditions Trois-Pistoles

Jeune auteur originaire de La Pocatière, Jean-François Caron propose aux éditions Trois-Pistoles un nouveau recueil de poésie bouleversant traitant de l’amour filial et de l’espoir tourné vers les générations à venir. Le lancement aura lieu le 23 septembre à 19h, au Café-théâtre Côté-Cour.
Dans Vers-hurlements et barreaux de lit, le poète s’inspire de la malformation cardiaque de son fils pour traduire poétiquement le regard d’un père impuissant posé sur le corps malade de son fils. Cette troublante émotion qui l’habite trouvera des échos dans la souffrance des peuples penchés avec lui sur les générations qui suivent. Dans ce petit corps malade qu’il embrasse et berce avec le lecteur, c’est le combat d’un peuple qui fait rage, porté par l’espoir. À la fois un témoignage senti, un riche élan poétique et un vibrant appel humaniste.
Vers-hurlements et barreaux de lit, de Jean-François Caron, 95 pages, 2010. Avec une œuvre originale de Cindy Dumais en couverture.
Source :
Éditions Trois-Pistoles
Pour communiquer avec l’auteur ou recevoir un exemplaire (numérique ou physique) de l’ouvrage :
Jean-François Caron
redaction.champdemines(a)gmail.com
418.696.2866
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Biographie de l’auteur
Né à La Pocatière en 1978, Jean-François Caron vit et travaille aujourd’hui à Saguenay. Il est détenteur d’une maîtrise en études et création littéraires à l’Université du Québec à Chicoutimi depuis 2008.
En 2005, il abandonnait ses fonctions d’enseignant en français au secondaire pour devenir rédacteur en chef de Voir Saguenay/Alma. Il agit depuis comme rédacteur pigiste, collaborant régulièrement avec d’autres publications, dont Lettres québécoises, Vie des arts et Le Sabord. De plus, il rédige plusieurs livres d’artistes et catalogues d’exposition, dont certains sont publiés aux éditions d’art Sagamie.
En 2006, Jean-François Caron publiait son premier recueil de poésie aux éditions La Peuplade, Des champs de mandragores. En 2010, c’est son premier roman que Caron voyait publié, toujours aux éditions La Peuplade. Intitulé Nos échoueries, le livre a aussitôt su séduire la critique, qui reconnaît la signature particulière de l’auteur. En septembre de la même année, c’est son deuxième recueil de poésie que publie Caron, cette fois aux éditions Trois-Pistoles: Vers-hurlements et barreaux de lit.
Depuis plusieurs années, Caron est aussi très actif dans les soirées de poésie de sa région d’adoption où il fait des lectures publiques remarquées.
Pour contacter l’auteur :
redaction.champdemines(a)gmail.com
418.696.2866


Remerciements de l’auteur
L’auteur désire profiter du lancement de son deuxième recueil de poésie pour faire quelques remerciements :
«Je tiens remercier toute l’équipe de cardiologie du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) ainsi que la fondation En Cœur. Leur professionnalisme et leur soutien sont des baumes pour le cœur des parents dont les enfants sont atteints de troubles cardiaques.
Merci à Cindy Dumais, qui signe la couverture du livre Vers-hurlements et barreaux de lit. Sa sensibilité a su traduire l’indicible émotion qui se dessinait derrière la trame poétique de mon recueil. Merci, aussi, à Judith Langevin, qui a bien voulu assurer la révision linguistique du projet.
Enfin, et surtout, merci à mon amoureuse, sans qui je n’aurais pas trouvé la force de traverser toutes ces épreuves, ainsi qu’à Matisse, pour la compréhension dont il a toujours fait preuve.
Enfin, salut Damir, mon petit lion du nord. Merci pour tes leçons de courage.
Pour contacter l’auteur :
redaction.champdemines(a)gmail.com
418.696.2866
Pour connaître la fondation En Cœur :


Statistiques en bref
-       Les malformations du cœur sont 20 fois plus courantes que la fibrose kystique, et au moins 10 fois plus communes que la leucmie et le cancer chez l’enfant.
-       Parmi les enfants atteints de malformation cardiaque, 1 sur 10 n’atteindra pas l’âge adulte. Toutefois, il y a de l’espoir. Au Québec, 400 chirurgies cardiaques sont réalisées annuellement et le taux de réussite est de 97 %.
-       Les maladies cardiaques infantiles génèrent plus de 20 000 visites en clinique par année.
Ces statistiques sont issues du site Internet de la Fondation En Cœur, qui a déjà apporté chaleur, écoute, réconfort, soutien, compassion et espoir à quelque 5000 familles.


Biographie de l’artiste

Cindy Dumais, qui signe l’œuvre à la couverture du recueil de poésie Vers-hurlements et barreaux de lit de Jean-François Caron, est une artiste professionnelle qui vit et travaille à Chicoutimi.
Née au Lac-Saint-Jean en 1978, Cindy Dumais s’installe au Saguenay après des études en enseignement et en art. Suite à l’obtention de sa maîtrise en 2004, elle est chargée de cours pour l’Université du Québec à Chicoutimi.
Elle enseigne actuellement la pratique des arts au Cégep de Chicoutimi et continue ses recherches en atelier. Ponctuellement, sa pratique interdisciplinaire se manifeste par des projets d’exposition, individuels et collectifs. 

Dumais tient aussi le double rôle d’auteure et d’éditrice, avec la maison d’édition La Clignotante, où ont été publiés Encrées sur l’asphalte (2004), Os brûlé (2005) en collaboration avec Michaël La Chance, CHUTE (2006) et le recueil de poésie de Martin Rodolphe Villeneuve, La longue marche (2007). Elle travaille actuellement sur un manuscrit, Métabole noire, qui tente de faire se rencontrer l’essai, le roman et la poésie.


Un roman qui porte à réflexion


Il y a eu quelques articles signés à propos de Nos échoueries au cours des dernières semaines. Si chaque fois, je suis charmé – de voir qu’on prend le temps non seulement de lire ce que j’ai écrit, mais de partager avec d’autres les impressions que mon roman a suscitées – j’avoue être particulièrement ému devant ce que je viens de découvrir.
Un article vient de paraître dans le feuillet Le Glaneur, un trimestriel publié depuis 20 ans à Saint-André de Kamouraska, village qui a inspiré les paysages de mon roman. Il semble que Nos échoueries ait attiré l’attention d’un ancien conseiller municipal, Monsieur Robert Moore, qui signe un commentaire sur le livre.

Je suis on ne peut plus heureux de voir que mon roman puisse porter à réflexion. Qu’il fasse la lumière sur des problématiques réellement vécues dans les villages. Et qui sait, peut-être qu’il suscitera des débats fructueux, qui permettront de trouver les solutions nécessaires pour changer les choses et y insuffler une vie nouvelle… Je n’ai jamais eu la prétention de croire que mon écriture changerait le monde. Mais si cela devait arriver, même juste un peu, je serais certainement le plus choyé des hommes.
J’aimerais toutefois préciser que, si les décors de Nos échoueries sont effectivement inspirés de la municipalité de Saint-André de Kamouraska, j’ai voulu parler de certaines problématiques vécues dans de nombreux villages du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine, ainsi que sur la Péninsule acadienne et sur la côte est du Nouveau-Brunswick. Cette (triste) réalité que j’ai dépeinte n’est pas l’affaire d’un village, mais d’une société. Trop de villages implosent. Et c’est à chacun de trouver les solutions qui s’imposent.
Il ne faut donc pas chercher précisément des personnes réelles parmi mes personnages. Moi-même, je n’en suis pas le personnage principal, même si nous partageons certains souvenirs. Et j’admettrai qu’il y a effectivement des anecdotes réelles qui ont inspiré mon ouvrage – l’incendie du foyer Desjardins, entre autres choses – mais au-delà, ce n’est que fiction.
Je suis très heureux, et ému, que des gens du village de Saint-André de Kamouraska se soient approprié mon roman. Je retourne chez vous (chez moi) le plus souvent possible. Et j’y ressens toujours les mêmes émotions. Un mélange de réconfort, de tristesse, de mélancolie et d’espoir.
Salut Saint-André!
+++
Pour en savoir un peu plus sur Saint-André de Kamouraska, visitez le site Internet du village.

L’UNEQ dénonce le projet de loi sur le droit d’auteur C-32


Un communiqué envoyé par l’Union des écrivaines et des écrivains du Québec que je reproduis tel quel ici. 

Projet de loi sur le droit d’auteur C-32 : L’UNEQ se mobilise
Les écrivains ont tout à perdre

Le projet de loi C-32 tente, nous dit-on, d’équilibrer les droits des auteurs et les intérêts des consommateurs. En fait, il a surtout pour effet de dépouiller injustement les créateurs de leurs revenus. Les écrivains sont particulièrement touchés, parce qu’ils fournissent la matière première du système d’éducation, une matière première dont le gouvernement cherche à rendre l’accès gratuit. Si le projet de loi passait tel quel, l’utilisation d’une œuvre « aux fins d’éducation, de parodie et de satire » ne constituerait pas une violation du droit d’auteur, c’est-à-dire qu’on pourrait utiliser les œuvres sans le consentement de leurs auteurs et sans  rémunération. Il faudrait simplement que cette utilisation soit « équitable », au sens défini par la Cour Suprême en 2004. Or, cette définition a donné aux exceptions une portée très large en faveur des utilisateurs. Par ailleurs, le terme «  éducation » n’étant pas précisé dans la Loi (il n’est pas restreint aux établissements d’enseignement), il faudrait, dans les cas où ils s’estiment lésés, que les écrivains demandent aux tribunaux de se prononcer, et ce à leurs frais. Les amendes en cas d’infractions non commerciales sont cependant réduites au minimum et les fournisseurs de services Internet ne seraient pas tenus responsables des contenus qui circulent sur leurs sites, même si ceux-ci contreviennent à la Loi.
 
Résumé des exceptions sans rémunération :
 
Exception « You Tube » : un utilisateur pourra créer une œuvre nouvelle en utilisant gratuitement une partie ou la totalité d’une de vos œuvres existantes, à condition qu’il n’en fasse pas un usage commercial. Il sera tenu, « si cela est possible dans les circonstances », d’en indiquer la source. Cette exception est unique au monde et a une très large portée, les termes « à des fins non commerciales » couvrant une multitude de possibilités.
Reproduction à des fins privées : une personne physique peut reproduire intégralement sur tout autre support une œuvre qu’elle détient légalement et en permettre l’accès à « des fins privées », un terme qui, encore une fois, n’est pas défini. Le gouvernement refuse d’étendre à de nouvelles catégories d’œuvres et à de nouveaux appareils la redevance pour copie privée existante, prétextant qu’il s’agirait d’une nouvelle taxe à la consommation.
 
Communication d’une œuvre par télécommunication : à des fins d’éducation à distance, un établissement d’enseignement peut transmettre à un élève une œuvre protégée dans le cadre d’une leçon. L’établissement doit prendre des mesures « dont il est raisonnable de croire » qu’elles empêcheront  la dissémination de l’œuvre, mais aucune sanction n’est prévue si l’établissement ne le fait pas.
 
Reproduction pour une présentation visuelle ou un examen : l’œuvre entière peut être utilisée quel que soit le support de reproduction, y compris les clés USB.
 
Prêt entre bibliothèques : les bibliothèques pourront désormais communiquer à un usager des articles de périodiques sous forme numérique. Elles devront prendre les mêmes mesures « dont il est raisonnable de croire », mais sans qu’il y ait de sanctions prévues, si ce n’est pas fait.
 
Œuvres sur Internet : les établissements d’enseignement pourront, à des fins pédagogiques, reproduire, communiquer par télécommunication et exécuter en public une œuvre accessible sur Internet. Actuellement, le principe reconnu est qu’une œuvre est protégée dès qu’elle existe sous une forme matérielle quelconque sans autre formalité. Cette exception renverse ce principe au profit des utilisateurs des œuvres et oblige les artistes et écrivains à utiliser des mesures techniques de protection. 
Extension de la licence de photocopie : les reproductions numériques seront rémunérées sur la même base de calcul que les photocopies papier, sans égard à la dissémination possible de l’œuvre. Cette extension est accordée aux établissements d’enseignement sans le consentement des titulaires du droit d’auteur.
 
Copies de sauvegarde : cette exception donne au propriétaire d’une œuvre le droit de faire des copies de sauvegarde et de s’en servir, si l’œuvre originale devient inutilisable. Elle lui permet donc de reproduire l’œuvre sur tout support et autant de fois qu’il le juge nécessaire, sans rémunération pour l’auteur.
 
En bref : le projet de loi C-32 multiplie les exceptions sans prévoir de rémunération pour les artistes et les écrivains, nie leur droit d’autoriser ou non l’utilisation de leurs œuvres, reste vague quant à la portée des termes inscrits dans la Loi, s’en remettant aux tribunaux pour les interpréter (négligeant le fait que les créateurs n’ont souvent pas les moyens d’intenter des poursuites), fixe des amendes ridicules au regard des frais à encourir, déresponsabilise les fournisseurs de services Internet qui font d’énormes profits grâce à la circulation des œuvres, fait fi du travail de négociation réalisé par les sociétés de gestion des droits de reproduction canadiennes et fragilise l’industrie du livre et le développement de nouveaux marchés dans le secteur de l’édition.
 
Qui plus est, ce projet de loi contrevient aux traités internationaux signés par le Canada, soit la Convention de Berne et l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce. Les signataires de ces traités doivent restreindre les limitations des droits exclusifs à « certains cas spéciaux qui ne portent pas atteinte à l’exploitation normale de l’œuvre ni ne causent un préjudice injustifié aux intérêts légitimes des détenteurs du droit ».
 
Danièle Simpson, vice-présidente de Copibec et de l’UNEQ

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