
Belle expérience que ma lecture d’un extrait de Du silence et des oiseaux moqueurs à la Nuit de la culture. Devant des gens complètement inconnus – ou vaguement entrevus. Toutefois, je n’ai pas l’habitude de lire dans cette situation, sans animateur pour m’introduire et pour refermer la porte derrière moi, sans un chapelet d’auteurs avant et après… Et sans doute, ça aura paru. Après le texte, il me semblait qu’il n’y avait plus rien à dire. Or c’était faux. Il y avait tous ces gens attentifs à saluer, et à remercier. Et je ne l’ai pas fait. J’en suis encore déconfit.
J’aurais dû, aussi, en avoir plus à lire. Juste au cas. Je me suis trouvé dépourvu devant l’insistance de quelques personnes dans l’auditoire qui auraient voulu entendre autre chose. J’y travaillerai.
J’y travaillera.
Une prochaine fois, je saurai peut-être faire mieux. En attendant, j’ai beaucoup aimé l’expérience – malgré tout. La réaction de l’auditoire m’a fait du bien – me voilà plus sûr de mon texte, c’est déjà ça. Mais surtout, j’ai beaucoup aimé rencontrer ces gens qui sont venus me voir ensuite, qui ont tenu à me serrer la main, qui sont revenus sur ce que j’avais lu. Qui m’ont reparlé de Pierre Saint-Pierre…
Vous m’avez redonné encore un peu plus le goût d’écrire. Enfin, demain, je donne du leste, et je replonge dans ce nouveau roman, cette nouvelle histoire, avec ces nouveaux personnages qui veulent vivre, qui veulent survivre. Simplement, merci.